Arrêt de la Cour de Cassation du 15 mai 2008
Dans ce cas d’espèce, la renonciation à une succession avait été contestée au motif qu’elle aurait été frauduleuse.=
La Cour de Cassation rappelle le principe selon lequel « nul n’est tenu d’accepter une succession qui lui est échue ». En conséquence, la Cour en déduit que l’élément composant la fraude à savoir l’exigence de contournement d’une disposition obligatoire, est impossible à établir.
Aussi, la renonciation ne peut pas être qualifiée de frauduleuse quelles qu’en soient les conséquences. Par le biais de sa renonciation à la succession, l’héritière s’était libérée de la délivrance d’un legs.
En effet, par la renonciation, elle perdait sa qualité d’héritière, ce qui était donc contesté, en vain dit la Cour.
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